📘 Fiche de cours
L'essentiel du cours
La génétique bactérienne repose sur la variabilité génétique assurée par deux mécanismes :
- Les mutations : Modifications spontanées ou induites de la séquence nucléotidique de l'ADN. Elles peuvent être ponctuelles (substitution) ou par décalage (insertion/délétion).
- Le transfert horizontal de gènes (THG) :
- Transformation : Intégration d'ADN libre (compétence bactérienne).
- Conjugaison : Transfert unidirectionnel via le plasmide F (facteur de fertilité) par contact direct.
- Transduction : Transfert médié par un bactériophage lors d'un cycle lytique ou lysogénique.
Méthodes à maîtriser
- Analyser un croisement bactérien (ex: boîte de Pétri avec milieux sélectifs).
- Calculer une fréquence de mutation : $f = \frac{\text{nombre de mutants}}{\text{nombre total de bactéries}}$.
- Interpréter les résultats d'un test de Lederberg et Tatum (mise en évidence de la conjugaison).
Exemples corrigés
Exemple : Une culture de $10^9$ bactéries donne 100 colonies résistantes à la streptomycine. Calcul : $f = 10^2 / 10^9 = 10^{-7}$. La fréquence est de $10^{-7}$ mutations par cellule.
Erreurs fréquentes
- Confondre plasmide et chromosome bactérien.
- Oublier que la conjugaison nécessite un contact physique (pilus).
- Penser que la mutation est toujours délétère (elle peut être neutre ou avantageuse).