Le cours expliqué simplement, les questions que tous les élèves se posent et des exercices type examen national. Programme marocain, gratuit.
📘 Fiche de cours
L'essentiel du cours
1. Notions de base
Appartenance ($\in$) : Relie un élément à un ensemble. Exemple : $x \in A$.
Inclusion ($\subset$) : Relie deux ensembles. $A \subset B \iff (\forall x \in A \implies x \in B)$.
Égalité : $A = B \iff (A \subset B \text{ et } B \subset A)$.
2. Opérations sur les ensembles
Intersection ($A \cap B$) : ${x \mid x \in A \text{ et } x \in B}$.
Réunion ($A \cup B$) : ${x \mid x \in A \text{ ou } x \in B}$.
Différence ($A \setminus B$) : ${x \mid x \in A \text{ et } x \notin B}$.
Complémentaire ($\complement_E^A$ ou $\bar{A}$) : Si $A \subset E$, $\complement_E^A = {x \in E \mid x \notin A}$.
3. Propriétés fondamentales
Lois de De Morgan :
$\overline{A \cup B} = \bar{A} \cap \bar{B}$
$\overline{A \cap B} = \bar{A} \cup \bar{B}$
Distributivité :
$A \cap (B \cup C) = (A \cap B) \cup (A \cap C)$
$A \cup (B \cap C) = (A \cup B) \cap (A \cup C)$
4. Ensemble des parties et Produit cartésien
$\mathcal{P}(E)$ : L'ensemble de tous les sous-ensembles de $E$. Si $card(E) = n$, alors $card(\mathcal{P}(E)) = 2^n$.
$A \times B$ : L'ensemble des couples $(x, y)$ avec $x \in A$ et $y \in B$.
Méthodes à maîtriser
Démontrer une inclusion : Prendre un élément quelconque $x \in A$ et montrer par implication successive que $x \in B$.
Démontrer une égalité d'ensembles : Utiliser la double inclusion ou les propriétés algébriques (distributivité, Morgan).
Utiliser le raisonnement par l'absurde : Pour montrer que $A \cap B = \emptyset$, supposer qu'il existe $x \in A \cap B$ et aboutir à une contradiction.
Exemples corrigés
Exemple : Soit $A = {1, 2}$ et $B = {2, 3}$.
$A \cap B = {2}$
$A \cup B = {1, 2, 3}$
$\mathcal{P}(A) = {\emptyset, {1}, {2}, {1, 2}}$
Exemple : Montrer que $A \cap B \subset A$.
Soit $x \in A \cap B$. Par définition, $x \in A$ et $x \in B$. Donc $x \in A$. L'inclusion est vérifiée.
Erreurs fréquentes
Confondre $\in$ et $\subset$ (ex: écrire ${1} \in {1, 2}$ au lieu de ${1} \subset {1, 2}$).
Oublier l'ensemble vide $\emptyset$ dans $\mathcal{P}(E)$.
Penser que $A \setminus B = B \setminus A$ (la différence n'est pas commutative).
Mal appliquer les lois de De Morgan en oubliant d'inverser $\cap$ et $\cup$.
🌉 Jisr : les mots du chapitre FR ⇄ AR
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Soit $E = {1, 2, {3, 4}}$. Quelle affirmation est correcte ?
❓ Questions fréquentes
Kifach nferre9 bin l-intima2 (in) o l-i7tiwa2 (subset)?
C'est une confusion classique. Voici la règle simple :
L'appartenance ($\in$) relie un élément à un ensemble. Exemple : $2 \in {1, 2, 3}$.
L'inclusion ($\subset$) relie un ensemble à un autre ensemble. Exemple : ${2} \subset {1, 2, 3}$.
Un ensemble peut être un élément d'un autre ensemble (ex: ${1} \in {{1}, 2}$), mais dans le cas général, si tu vois des accolades autour de l'élément, c'est souvent une inclusion.
Chno hiya l-mafhoum dial l-ensemble vide emptyset b-debt?
L'ensemble vide est un ensemble qui ne contient aucun élément.
Son cardinal est 0 ($card(\emptyset) = 0$).
Il est inclus dans n'importe quel ensemble $A$ ($\emptyset \subset A$).
Il est unique.
Attention : ${\emptyset}$ n'est pas vide, c'est un ensemble qui contient un élément (l'ensemble vide).
💡 À retenir : $\emptyset$ est le "zéro" des ensembles, présent partout par inclusion.
Kifach nkhdem b les lois de Morgan f les exercices?
Les lois de Morgan servent à passer du complémentaire d'une union à l'intersection des complémentaires (et inversement).
$\overline{A \cup B} = \bar{A} \cap \bar{B}$ : Le "barre" globale se casse, et le $\cup$ devient $\cap$.
$\overline{A \cap B} = \bar{A} \cup \bar{B}$ : Le "barre" globale se casse, et le $\cap$ devient $\cup$.
C'est très utile pour simplifier des expressions complexes ou transformer des conditions "OU" en "ET".
💡 À retenir : La barre inverse l'opération ($\cup \leftrightarrow \cap$) et s'applique à chaque morceau.
Est-ce que l'ordre des éléments compte dans un ensemble ?
Non, l'ordre n'a aucune importance dans un ensemble.
${1, 2, 3} = {3, 1, 2}$.
Les répétitions ne comptent pas non plus : ${1, 2, 2} = {1, 2}$.
L'ordre ne compte que dans les couples ou uplets (produit cartésien), notés avec des parenthèses $(a, b)$.
Comment démontrer que deux ensembles A et B sont égaux ?
Il existe deux méthodes principales :
La double inclusion : Montrer que $A \subset B$ puis montrer que $B \subset A$. C'est la méthode la plus sûre.
L'équivalence logique : Partir de $x \in A$ et utiliser des équivalences successives ($\iff$) pour arriver à $x \in B$.
L'algèbre des ensembles : Utiliser les propriétés connues (distributivité, Morgan, etc.) pour transformer l'expression de $A$ jusqu'à obtenir $B$.
💡 À retenir : $A = B \iff (A \subset B \text{ et } B \subset A)$.
C'est quoi l'ensemble des parties mathcal{P}(E) ?
C'est un "ensemble d'ensembles". Ses éléments sont tous les sous-ensembles possibles de $E$.
Si $E = {a, b}$, alors $\mathcal{P}(E) = {\emptyset, {a}, {b}, {a, b}}$.
N'oublie jamais $\emptyset$ et $E$ lui-même.
Si $E$ a $n$ éléments, $\mathcal{P}(E)$ en a $2^n$.
💡 À retenir : $\mathcal{P}(E)$ contient des ensembles, donc $A \subset E \iff A \in \mathcal{P}(E)$.
Quelle est la différence entre A setminus B et B setminus A ?
La différence n'est pas commutative.
$A \setminus B$ contient les éléments qui sont dans $A$ mais pas dans $B$.
$B \setminus A$ contient les éléments qui sont dans $B$ mais pas dans $A$.
Exemple : $A={1, 2}$, $B={2, 3}$. $A \setminus B = {1}$ alors que $B \setminus A = {3}$.
💡 À retenir : $A \setminus B = A \cap \bar{B}$.
Qu'est-ce qu'une partition d'un ensemble ?
Une partition de $E$ est une famille de sous-ensembles de $E$ qui découpent $E$ sans rien oublier et sans chevauchement.
Aucun sous-ensemble n'est vide.
Leur intersection deux à deux est vide (ils sont disjoints).
Leur réunion est égale à $E$.
💡 À retenir : Une partition est un "puzzle" parfait de l'ensemble $E$.
Comment simplifier l'expression A cup (A cap B) ?
On utilise la loi d'absorption (ou la distributivité pour le prouver).
On sait que $A \cap B \subset A$.
L'union d'un ensemble avec l'un de ses sous-ensembles est l'ensemble lui-même.
Donc $A \cup (A \cap B) = A$.
💡 À retenir : $A \cup (A \cap B) = A$ et $A \cap (A \cup B) = A$.
C'est quoi le produit cartésien A times B times C ?
C'est l'ensemble des triplets $(x, y, z)$ tels que $x \in A, y \in B$ et $z \in C$.
L'ordre des éléments dans le triplet est crucial.
Le nombre d'éléments est le produit des cardinaux : $card(A) \times card(B) \times card(C)$.
💡 À retenir : Le produit cartésien crée des objets de dimension supérieure (couples, triplets).
Peut-on avoir A cap B = A cup B ?
Oui, mais dans un cas très précis.
On sait toujours que $A \cap B \subset A \cup B$.
Si $A \cap B = A \cup B$, cela implique que $A \subset B$ et $B \subset A$.
Donc, $A \cap B = A \cup B \iff A = B$.
💡 À retenir : L'égalité entre intersection et réunion impose l'égalité des ensembles.
Comment montrer que A cap B = emptyset ?
On utilise souvent le raisonnement par l'absurde.
Supposons qu'il existe un élément $x$ tel que $x \in A \cap B$.
Cela signifie $x \in A$ et $x \in B$.
On cherche une contradiction avec les données de l'exercice.
Si on trouve une contradiction, alors $A \cap B$ ne peut pas contenir d'élément, donc il est vide.
💡 À retenir : Pour le vide, l'absurde est votre meilleur ami.
✍️ Exercices type examen national
Exercice 1
Soient $A, B$ et $C$ trois parties d'un ensemble $E$.
Montrer que : $(A \cup B) \cap (A \cup C) = A \cup (B \cap C)$.
(Il s'agit de démontrer la distributivité de la réunion par rapport à l'intersection).
Soit $E$ un ensemble fini de cardinal $n \in \mathbb{N}^*$.
Déterminer le nombre de couples $(A, B)$ de parties de $E$ tels que $A \subset B$.
(Indication : Pour chaque élément $x \in E$, dénombrer les possibilités pour son appartenance à $A$ et $B$).
Appartenance (∈) : Relie un élément à un ensemble. Exemple : x∈A.
Inclusion (⊂) : Relie deux ensembles. A⊂B⟺(∀x∈A⟹x∈B).
Égalité : A=B⟺(A⊂B et B⊂A).
2. Opérations sur les ensembles
Intersection (A∩B) : {x∣x∈A et x∈B}.
Réunion (A∪B) : {x∣x∈A ou x∈B}.
Différence (A∖B) : {x∣x∈A et x∈/B}.
Complémentaire (∁EA ou Aˉ) : Si A⊂E, ∁EA={x∈E∣x∈/A}.
3. Propriétés fondamentales
Lois de De Morgan :
A∪B=Aˉ∩Bˉ
A∩B=Aˉ∪Bˉ
Distributivité :
A∩(B∪C)=(A∩B)∪(A∩C)
A∪(B∩C)=(A∪B)∩(A∪C)
4. Ensemble des parties et Produit cartésien
P(E) : L'ensemble de tous les sous-ensembles de E. Si card(E)=n, alors card(P(E))=2n.
A×B : L'ensemble des couples (x,y) avec x∈A et y∈B.
Méthodes à maîtriser
Démontrer une inclusion : Prendre un élément quelconque x∈A et montrer par implication successive que x∈B.
Démontrer une égalité d'ensembles : Utiliser la double inclusion ou les propriétés algébriques (distributivité, Morgan).
Utiliser le raisonnement par l'absurde : Pour montrer que A∩B=∅, supposer qu'il existe x∈A∩B et aboutir à une contradiction.
Exemples corrigés
Exemple : Soit A={1,2} et B={2,3}.
A∩B={2}
A∪B={1,2,3}
P(A)={∅,{1},{2},{1,2}}
Exemple : Montrer que A∩B⊂A.
Soit x∈A∩B. Par définition, x∈A et x∈B. Donc x∈A. L'inclusion est vérifiée.
Erreurs fréquentes
Confondre ∈ et ⊂ (ex: écrire {1}∈{1,2} au lieu de {1}⊂{1,2}).
Oublier l'ensemble vide ∅ dans P(E).
Penser que A∖B=B∖A (la différence n'est pas commutative).
Mal appliquer les lois de De Morgan en oubliant d'inverser ∩ et ∪.
Soit E={1,2,{3,4}}. Quelle affirmation est correcte ?
{3,4}⊂E
3∈E
{3,4}∈E
card(E)=4
C'est une confusion classique. Voici la règle simple :
L'appartenance (∈) relie un élément à un ensemble. Exemple : 2∈{1,2,3}.
L'inclusion (⊂) relie un ensemble à un autre ensemble. Exemple : {2}⊂{1,2,3}.
Un ensemble peut être un élément d'un autre ensemble (ex: {1}∈{{1},2}), mais dans le cas général, si tu vois des accolades autour de l'élément, c'est souvent une inclusion.
L'ensemble vide est un ensemble qui ne contient aucun élément.
Son cardinal est 0 (card(∅)=0).
Il est inclus dans n'importe quel ensemble A (∅⊂A).
Il est unique.
Attention : {∅} n'est pas vide, c'est un ensemble qui contient un élément (l'ensemble vide).
💡 À retenir : ∅ est le "zéro" des ensembles, présent partout par inclusion.
Les lois de Morgan servent à passer du complémentaire d'une union à l'intersection des complémentaires (et inversement).
A∪B=Aˉ∩Bˉ : Le "barre" globale se casse, et le ∪ devient ∩.
A∩B=Aˉ∪Bˉ : Le "barre" globale se casse, et le ∩ devient ∪.
C'est très utile pour simplifier des expressions complexes ou transformer des conditions "OU" en "ET".
💡 À retenir : La barre inverse l'opération (∪↔∩) et s'applique à chaque morceau.
Non, l'ordre n'a aucune importance dans un ensemble.
{1,2,3}={3,1,2}.
Les répétitions ne comptent pas non plus : {1,2,2}={1,2}.
L'ordre ne compte que dans les couples ou uplets (produit cartésien), notés avec des parenthèses (a,b).
La double inclusion : Montrer que A⊂B puis montrer que B⊂A. C'est la méthode la plus sûre.
L'équivalence logique : Partir de x∈A et utiliser des équivalences successives (⟺) pour arriver à x∈B.
L'algèbre des ensembles : Utiliser les propriétés connues (distributivité, Morgan, etc.) pour transformer l'expression de A jusqu'à obtenir B.
💡 À retenir : A=B⟺(A⊂B et B⊂A).
C'est un "ensemble d'ensembles". Ses éléments sont tous les sous-ensembles possibles de E.
Si E={a,b}, alors P(E)={∅,{a},{b},{a,b}}.
N'oublie jamais ∅ et E lui-même.
Si E a n éléments, P(E) en a 2n.
💡 À retenir : P(E) contient des ensembles, donc A⊂E⟺A∈P(E).
La différence n'est pas commutative.
A∖B contient les éléments qui sont dans A mais pas dans B.
B∖A contient les éléments qui sont dans B mais pas dans A.
Exemple : A={1,2}, B={2,3}. A∖B={1} alors que B∖A={3}.
💡 À retenir : A∖B=A∩Bˉ.
Une partition de E est une famille de sous-ensembles de E qui découpent E sans rien oublier et sans chevauchement.
Aucun sous-ensemble n'est vide.
Leur intersection deux à deux est vide (ils sont disjoints).
Leur réunion est égale à E.
💡 À retenir : Une partition est un "puzzle" parfait de l'ensemble E.
On utilise la loi d'absorption (ou la distributivité pour le prouver).
On sait que A∩B⊂A.
L'union d'un ensemble avec l'un de ses sous-ensembles est l'ensemble lui-même.
Donc A∪(A∩B)=A.
💡 À retenir : A∪(A∩B)=A et A∩(A∪B)=A.
C'est l'ensemble des triplets (x,y,z) tels que x∈A,y∈B et z∈C.
L'ordre des éléments dans le triplet est crucial.
Le nombre d'éléments est le produit des cardinaux : card(A)×card(B)×card(C).
💡 À retenir : Le produit cartésien crée des objets de dimension supérieure (couples, triplets).
Oui, mais dans un cas très précis.
On sait toujours que A∩B⊂A∪B.
Si A∩B=A∪B, cela implique que A⊂B et B⊂A.
Donc, A∩B=A∪B⟺A=B.
💡 À retenir : L'égalité entre intersection et réunion impose l'égalité des ensembles.
On utilise souvent le raisonnement par l'absurde.
Supposons qu'il existe un élément x tel que x∈A∩B.
Cela signifie x∈A et x∈B.
On cherche une contradiction avec les données de l'exercice.
Si on trouve une contradiction, alors A∩B ne peut pas contenir d'élément, donc il est vide.
💡 À retenir : Pour le vide, l'absurde est votre meilleur ami.
Exercice 1
Soient A,B et C trois parties d'un ensemble E.
Montrer que : (A∪B)∩(A∪C)=A∪(B∩C).
(Il s'agit de démontrer la distributivité de la réunion par rapport à l'intersection).
Exercice 2
Soient A et B deux parties d'un ensemble E.
Démontrer que : A∖(A∩B)=A∖B.
Exercice 3
Soit E un ensemble fini de cardinal n∈N∗.
Déterminer le nombre de couples (A,B) de parties de E tels que A⊂B.
(Indication : Pour chaque élément x∈E, dénombrer les possibilités pour son appartenance à A et B).