Soit $f$ une application linéaire. Laquelle de ces conditions est toujours vraie ?
❓ Questions fréquentes
Kifach n-déterminer la matrice d'une application linéaire ?
Choisis une base de $E$ et une base de $F$.
Calcule l'image de chaque vecteur de la base de $E$.
Exprime ces images comme combinaisons linéaires des vecteurs de la base de $F$.
Les coefficients forment les colonnes de ta matrice.
💡 À retenir : Les colonnes de la matrice sont les coordonnées des images des vecteurs de base.
Est-ce que toute application qui vérifie f(0)=0 est linéaire ?
Non, ce n'est pas suffisant. Par exemple, $f(x) = x^2$ vérifie $f(0)=0$ mais n'est pas linéaire car $f(2x) = 4x^2 \neq 2f(x)$. Il faut impérativement vérifier l'additivité et l'homogénéité.
💡 À retenir : La linéarité impose la conservation de la structure (somme et produit par scalaire).
Prends une base de ton espace de départ (ex: $(1,0)$ et $(0,1)$ pour $\mathbb{R}^2$).
Calcule l'image de chaque vecteur de la base par $f$.
L'image de l'application est l'espace vectoriel engendré par ces images : $\text{Im}(f) = \text{Vect}(f(e_1), f(e_2), ...)$.
💡 À retenir : L'image est engendrée par les images des vecteurs de base.
Chno hiya l'utilité dial théorème du rang ?
Il permet de trouver la dimension de l'un des deux espaces ($\ker$ ou $\text{Im}$) si on connaît l'autre. C'est très utile pour vérifier si une application est injective ($\ker(f)={0}$) ou surjective ($\text{Im}(f)=F$).
💡 À retenir : $\dim(E) = \dim(\ker(f)) + \text{rg}(f)$.
Est-ce que ker(f) est toujours un sous-espace vectoriel ?
Oui, si $f$ est une application linéaire, $\ker(f)$ est toujours un sous-espace vectoriel de l'espace de départ $E$.
💡 À retenir : Le noyau est toujours un sous-espace vectoriel.
Que $f$ est bijective (soit en montrant que $\ker(f)={0}$ et $\dim(E)=\dim(F)$, soit en trouvant sa réciproque).
💡 À retenir : Isomorphisme = Linéaire + Bijective.
Si dim(E) dim(F), est-ce que f peut être injective ?
Non, d'après le théorème du rang, si $\dim(E) > \dim(F)$, alors $\dim(\ker(f)) = \dim(E) - \text{rg}(f) \geq \dim(E) - \dim(F) > 0$. Le noyau contient donc des vecteurs non nuls.
💡 À retenir : Une application d'un espace plus grand vers un plus petit n'est jamais injective.
Est-ce que la composée de deux applications linéaires est linéaire ?
Oui, si $f: E \to F$ et $g: F \to G$ sont linéaires, alors $g \circ f$ est linéaire de $E$ vers $G$.
💡 À retenir : La composition préserve la linéarité.
Chno l'far9 bin l'application linéaire o l'endomorphisme ?
Une application linéaire va d'un espace $E$ vers un espace $F$ (quelconques). Un endomorphisme est un cas particulier où l'espace de départ et d'arrivée sont les mêmes ($f: E \to E$).
💡 À retenir : Endomorphisme = Application linéaire de $E$ dans $E$.
Comment montrer qu'une famille est une base de text{Im}(f) ?
Il faut montrer deux choses :
Que la famille est génératrice de $\text{Im}(f)$ (ce qui est vrai si tu as pris les images des vecteurs de base).
Que la famille est libre (en vérifiant qu'aucune combinaison linéaire n'est nulle).
💡 À retenir : Une base est une famille libre et génératrice.
Est-ce que text{Im}(f) est un sous-espace vectoriel ?
Oui, $\text{Im}(f)$ est un sous-espace vectoriel de l'espace d'arrivée $F$.
💡 À retenir : L'image est toujours un sous-espace vectoriel de l'espace d'arrivée.
Est-ce que le rang peut être supérieur à la dimension de l'espace de départ ?
Non, le rang est la dimension de $\text{Im}(f)$, et comme $\text{Im}(f) \subset F$, on a $\text{rg}(f) \leq \dim(F)$. De plus, le théorème du rang montre que $\text{rg}(f) \leq \dim(E)$.
💡 À retenir : Le rang est toujours inférieur ou égal au minimum des dimensions.
✍️ Exercices type examen national
Exercice 1
Soit $f: \mathbb{R}^3 \to \mathbb{R}^2$ définie par $f(x, y, z) = (x+y, y+z)$.
Soient E et F deux espaces vectoriels sur K (R ou C). Une application f:E→F est linéaire si :
∀(u,v)∈E2,f(u+v)=f(u)+f(v)
∀λ∈K,∀u∈E,f(λu)=λf(u)
Le noyau est ker(f)={u∈E/f(u)=0F}.
L'image est Im(f)={f(u)/u∈E}.
Théorème du rang : dim(E)=dim(ker(f))+dim(Im(f)).
Méthodes à maîtriser
Pour montrer qu'une application est linéaire : vérifier f(αu+βv)=αf(u)+βf(v).
Pour déterminer ker(f) : résoudre l'équation f(x,y,z)=(0,0,0).
Pour déterminer Im(f) : chercher l'image d'une base de E par f.
Exemples corrigés
Soit f:R2→R2 définie par f(x,y)=(x+y,2x).
Linéarité : f(α(x,y)+(x′,y′))=f(αx+x′,αy+y′)=(αx+x′+αy+y′,2αx+2x′)=αf(x,y)+f(x′,y′). C'est linéaire.
Noyau : x+y=0 et 2x=0⟹x=0,y=0. Donc ker(f)={(0,0)}.
Erreurs fréquentes
Oublier de vérifier la linéarité avant de chercher le noyau.
Confondre ker(f) (sous-espace de E) et Im(f) (sous-espace de F).
Croire que f(0)=0 suffit à prouver la linéarité (c'est une condition nécessaire mais pas suffisante).
Soit f une application linéaire. Laquelle de ces conditions est toujours vraie ?
f(0)=0
f(1)=1
ker(f)=E
Choisis une base de E et une base de F.
Calcule l'image de chaque vecteur de la base de E.
Exprime ces images comme combinaisons linéaires des vecteurs de la base de F.
Les coefficients forment les colonnes de ta matrice.
💡 À retenir : Les colonnes de la matrice sont les coordonnées des images des vecteurs de base.
Non, ce n'est pas suffisant. Par exemple, f(x)=x2 vérifie f(0)=0 mais n'est pas linéaire car f(2x)=4x2=2f(x). Il faut impérativement vérifier l'additivité et l'homogénéité.
💡 À retenir : La linéarité impose la conservation de la structure (somme et produit par scalaire).
Prends une base de ton espace de départ (ex: (1,0) et (0,1) pour R2).
Calcule l'image de chaque vecteur de la base par f.
L'image de l'application est l'espace vectoriel engendré par ces images : Im(f)=Vect(f(e1),f(e2),...).
💡 À retenir : L'image est engendrée par les images des vecteurs de base.
Il permet de trouver la dimension de l'un des deux espaces (ker ou Im) si on connaît l'autre. C'est très utile pour vérifier si une application est injective (ker(f)={0}) ou surjective (Im(f)=F).
💡 À retenir : dim(E)=dim(ker(f))+rg(f).
Oui, si f est une application linéaire, ker(f) est toujours un sous-espace vectoriel de l'espace de départ E.
💡 À retenir : Le noyau est toujours un sous-espace vectoriel.
Il faut vérifier deux choses :
Que f est linéaire.
Que f est bijective (soit en montrant que ker(f)={0} et dim(E)=dim(F), soit en trouvant sa réciproque).
💡 À retenir : Isomorphisme = Linéaire + Bijective.
Non, d'après le théorème du rang, si dim(E)>dim(F), alors dim(ker(f))=dim(E)−rg(f)≥dim(E)−dim(F)>0. Le noyau contient donc des vecteurs non nuls.
💡 À retenir : Une application d'un espace plus grand vers un plus petit n'est jamais injective.
Oui, si f:E→F et g:F→G sont linéaires, alors g∘f est linéaire de E vers G.
💡 À retenir : La composition préserve la linéarité.
Une application linéaire va d'un espace E vers un espace F (quelconques). Un endomorphisme est un cas particulier où l'espace de départ et d'arrivée sont les mêmes (f:E→E).
💡 À retenir : Endomorphisme = Application linéaire de E dans E.
Il faut montrer deux choses :
Que la famille est génératrice de Im(f) (ce qui est vrai si tu as pris les images des vecteurs de base).
Que la famille est libre (en vérifiant qu'aucune combinaison linéaire n'est nulle).
💡 À retenir : Une base est une famille libre et génératrice.
Oui, Im(f) est un sous-espace vectoriel de l'espace d'arrivée F.
💡 À retenir : L'image est toujours un sous-espace vectoriel de l'espace d'arrivée.
Non, le rang est la dimension de Im(f), et comme Im(f)⊂F, on a rg(f)≤dim(F). De plus, le théorème du rang montre que rg(f)≤dim(E).
💡 À retenir : Le rang est toujours inférieur ou égal au minimum des dimensions.
Exercice 1
Soit f:R3→R2 définie par f(x,y,z)=(x+y,y+z).
Montrer que f est une application linéaire.
Déterminer ker(f) et sa dimension.
En déduire le rang de f.
Exercice 2
Soit f:R2→R2 définie par f(x,y)=(x+y,x+y).
Déterminer ker(f) et Im(f).
f est-elle bijective ? Justifier.
Exercice 3
Soit f:R3→R3 un endomorphisme tel que f(x,y,z)=(x+y,y+z,z+x).
Montrer que f est un isomorphisme.